Infos du 18 au 29 septembre 2017. Témoignage d’Annick, bénévole aux Jardins


Etre bénévole aux Jardins.

Je m’appelle Annick, 67 ans, bénévole aux Jardins depuis quelques mois.

Retraitée depuis peu, écolo du quotidien, militante des droits humains, je souhaitais être utile sans me prendre la tête et rencontrer des gens sympas.

Cherchant une activité bénévole pas trop loin de chez moi, je tombe sur le site des Nouveaux Jardins de la Solidarité et je prends contact avec Carole la Directrice.

Ouverte à toute forme de coup de main dans mes cordes, j’ai commencé avec Lise l’animatrice réseau, qui s’occupe des adhérents et de la gestion administrative des paniers et plein d’autres activités. Je l’aide à ranger, classer, créer des dossiers, trier les étiquettes pour la préparation des 300 paniers à livrer 4 jours par semaine, dans 20 lieux différents. Je rentre les données de suivi des coûts des paniers, pour être en moyenne au plus près des prix de vos abonnements annuels…

Après quelques semaines, les encadrants maraîchers me proposent de les aider à récolter le miel, à le mettre en pot, à conditionner les tomates cerises en barquettes, à faire l’inventaire des semences…

Quelques fois je désherbe les abords avec d’autres bénévoles, des salariés m’initient à la permaculture, je range la salle à manger, je prépare le café, je fais du ménage, je discute avec les salariés pendant la pause.

Bref des activités très diversifiées et fort plaisantes.

Je ne sais pas si vous êtes déjà venus aux bureaux de l’entreprise. Je vous plante le décor en quelques mots : des bungalows recouverts d’écorce d’arbre qui servent de bureaux aux permanents (bien chauds cet été) et de salle de repos et de repas aux salariés, des sortes de serres pour les vestiaires, ateliers de préparation des paniers et des chambres froides. Ce n’est pas luxueux, mais l’ambiance chaleureuse, sérieuse et rieuse qu’apportent les permanents et les salariés en insertion rendent les lieux conviviaux. Je suis souvent émue devant l’enthousiasme, l’humanité, le dynamisme et le foisonnement d’idée de chaque professionnel, salariés et bénévoles de cette association. En un mot c’est épatant d’être bénévole aux Jardins. Contribuer modestement à l’accompagnement des salariés en insertion et à nourrir  » proprement » environ 600 personnes, quel beau plan (plant) de vie.

Permettez-moi de vous offrir ce poème d’Eugène Guilleric

Douceur, je dis : douceur.

Je dis : douceur des mots

Quand tu rentres le soir du travail harassant

Et que des mots t’accueillent

Qui te donnent du temps.

Car on tue dans le monde

Et tout massacre nous vieillit.

Je dis : douceur,

Pensant aussi

A des feuilles en voie de sortir du bourgeon,

A des cieux, à de l’eau dans les journées d’été,

A des poignées de main.

Je dis : douceur, pensant aux heures d’amitié,

A des moments qui disent

Le temps de la douceur venant pour tout de bon,

Cet air tout neuf,

Qui pour durer s’installera.

Et si vous avez encore un peu de temps voici une énigme posée par Voltaire dans Zadig

 » Quelle est la chose qu’on reçoit sans remercier, dont on jouit sans savoir comment, qu’on donne aux autres quand on ne sait où l’on en est, et qu’on perd sans s’en apercevoir ? »

Si par hasard vous n’aviez pas la réponse, vous la trouverez dans la feuille de chou de la semaine 39 (du 25 au 29 septembre)! Bonne semaine à tous.